Arunachala, la montagne sacrée.

Arunachala, la montagne sacrée.
Affichage des articles dont le libellé est Divers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Divers. Afficher tous les articles

mardi 3 juin 2008

Leibniz, par Anthony Hare

Merci Madame Charbonnel !

dimanche 25 mai 2008

Hamilton envoie du lourd

Comme mon coach vénéré n'est pas là pour vous donner l'info, je m'y colle : le fougueux Lewis a remporté le Grand Prix de Monaco cet après-midi, après avoir tapé les rails et crevé un pneu. Malebranche disait : "quand je danse, je danse, et quand je dors, je dors" - Lewis peut dire sans complexe : "quand j'attaque, j'attaque".
Bravo Lewis (et n'oublie pas de me rendre mon peigne toi aussi).

jeudi 1 mai 2008

Les premières populations d'Homo sapiens

Une équipe de chercheurs en génographie a publié la plus vaste étude à ce jour portant sur l’ADN mitochondrial des populations d’Afrique (mtADN). Plus de 600 génomes complets de mtADN, provenant de populations indigènes à travers le continent, ont été analysés. Des résultats surprenants ressortent concernant les débuts de l’histoire démographique des populations humaines, à une période précédant la sortie d’Afrique. Elles indiquent que les premières populations humaines étaient de petites populations isolées les unes des autres pendant des dizaines de milliers d’années.

MtADN, hérité par la lignée maternelle, a été utilisé pour découvrir l’âge de l‘Eve mitochondrial’ en 1987. Ce travail a depuis été étendu pour montrer de manière non équivoque que l’ancêtre femelle commun le plus récent de tout être humain vivant aujourd’hui était une femme africaine qui vivait il y a 200.000 ans. Les paléontologues procurent des informations corroboratives selon lesquelles notre espèce est originaire de ce continent, il y a de cela environ 200.000 ans.

Les migrations qui eurent lieu durant les 60.000 dernières années et conduisirent les hommes modernes à peupler le monde a été le premier champ d’attention de la recherche génétique anthropologique. Mais l’on sait peu sur l’histoire démographique de notre espèce lors des premiers 140.000 ans en Afrique. Tel est l’objet de la nouvelle étude.
Doron Behar, de la Rambam Medical Center, qui a dirigé l’étude, fait part de l’observation de forts témoignages en faveur de l’idée de fractionnements de l’ancienne population à compter d’il y a de cela 150.000 ans, entraînant l’émergence de populations séparées localisées en Afrique de l’Est et du Sud. Des données paléoclimatologiques suggèrent que l’Afrique de l’Est a subi une série de sécheresses massives entre moins 135.000 et moins 90.000 ans. Il est possible que ce changement climatique contribua aux fractionnements des populations.

Ce n’est qu’à compter d’il y a de cela 40.000 ans que ces populations séparées devinrent parties d’une seule population pan-africaine, finalement réunifiée au bout de 100.000 ans. Ce qui est surprenant, c'est la durée pendant laquelle les populations sont demeurées séparées, à savoir la moitié de toute notre histoire en tant qu’espèce.

Saharon Rosset, de l’IBM T.J. Watson Research Center, NY and Tel Aviv University, note que l’on observe une période d’expansion de la population débutant il y a 70.000 ans, qui aurait conduit à la sortie d’Afrique. La chronologie des événements coïncide avec le début de l’Age de pierre tardif en Afrique, un changement dans la culture matérielle que beaucoup d’archéologues considèrent comme marquant le début du comportement humain moderne, dont la pensée abstraite et le langage parlé complexe.

Les études précédentes ont montré que les populations humaines étaient relativement faibles avant l’Age de Pierre Tardif, réunissant peut-être même moins de 2.000 membres aux alentours de moins 70.000 ans. L’expansion qui suivit a conduit à l’occupation de nombreuses zones auparavant inhabitées, dont le monde au delà de l’Afrique.

L’étude exprime le pouvoir que recèle la génétique dans la connaissance des événements clés de l’histoire de notre espèce. De petits groupes de premiers humains, contraints de se disperser sous l’effet de conditions environnementales rudes, se réunifiant puis peuplant le monde. Une véritable épopée dramatique, écrite dans nos gènes, indique le Dr Spencer Wells, du National Geographic Explorer-in-Residence. Le paléontologue Meave Leakey, professeur à la Stony Brook University, se demande pour sa part qui aurait pu imaginer qu’à un moment aussi rapproché, il y a de cela 70.000 ans, des événements climatiques extrêmes entraînèrent une réduction de la population humaine à une quantité aussi faible d’individus, plaçant l’espèce à l’extrême bord de l’extinction.

Source : © Centre International de Recherche Scientifique

mardi 1 avril 2008

De l’impact des météorites au jaillissement de la vie

Les impacts de météorites sont souvent associés à de vastes désastres, les extinctions de masse et la disparition des dinosaures de la surface de la Terre il y a 65 millions d’années. L’inverse peut cependant aussi survenir : des formes de vie nouvelles et variées émergent suite à la catastrophe, selon des recherches menées par des chercheurs du Muséum d’Histoire Naturelle du Danemark, Université de Copenhague.

Svend Stouge et Dave Harper ont montré, en collaboration avec des collègues suédois de l’Université de Lund, que durant la période de l’Ordovicien, il y a de cela 490 à 440 millions d’années, la Terre avait été frappée, en une fois, par plus de 100 météorites, et que dans le sillage de cet événement, des formes de vie nouvelles et variées évoluèrent dans les océans, alors lieu de développement de la vie. Il est possible de dire que l’évolution biologique a connu une forte poussée en un laps de temps relativement court, déclare Harper.

Comme dans le cas d’éruptions volcaniques ou de vastes feux de forêts, les impacts ont eu initialement un effet dévastateur sur toute la vie, mais de ces « cendres » émergea une faune beaucoup plus riche que ce qui existait auparavant, explique Harper. Il précise que cette situation intervint 40 millions d’années après l’explosion du Cambrien, durant laquelle les premiers organismes multicellulaires complexes apparurent.

Ces conclusions sont basées sur des analyses informatiques, des échantillons chimiques de météorites, des fossiles et l’examen de cratères en Suède. Les recherches sont publiées dans la revue britannique Nature Geoscience de décembre 2007.Source : © Centre International de Recherche Scientifique

jeudi 27 mars 2008

La bipédie est apparue il y a six millions d’années

Une comparaison de la forme du fossile d’un fémur d’un des plus anciens pré-humains connus, ou hominidés, avec le fémur de singes vivants, d’autres anciens hominidés, dont les Australopithèques, et d’humains modernes, indique que la plus ancienne forme de bipédie est apparue il y a au moins six millions d’années. William Jungers, de la Stony Brook University et Brian Richmond, de la George Washington University, indiquent que leurs recherches montrent que le fossile appartient aux tout premiers ancêtres des humains, et que la marche debout est une des premières caractéristiques humaines à apparaître dans notre lignée, tout juste après la séparation entre la lignée des humains et celle des chimpanzés.

Il s’agit de la première analyse quantitative approfondie du fossile d’Orrorin tugenensis – une pièce fragmentaire de fémur - qui a été découvert au Kenya en 2000 par une équipe de recherche française. Les scientifiques ont mené l’analyse multivariée de la forme du fémur proximal d’un jeune adulte O. tugenensis. Cela leur a permis de déterminer la nature bipède de la démarche de cet hominidé controversé. Les recherches appuient l’hypothèse selon laquelle la lignée humaine est apparue à une période aussi reculée qu’il y a six millions d’années, que nous partageons un ancêtre commun avec Orrorin et que nos ancêtres marchaient en ce temps debout, déclare le Dr Richmond. Les réponses n’étaient pas aussi claires avant l’analyse, ajoute-t-il.

Les recherches confirment que les hominidés basaux d’il y a six millions d’années en Afrique étaient déjà similaires aux Australopithèques qui viendront ultérieurement, dans leur anatomie et leur biomécanique locomotrice, précise le Dr Jungers. Dans le même temps, par le biais de l’analyse, aucune relation phylogénétique particulière n’a été observée entre Orrorin et notre genre Homo, ajoute-t-il.

L’analyse et les comparaisons morphologiques parmi les fémurs provenant des fossiles montrent que celui de O. tugenensis est distinct de ceux des humains modernes et des grands singes, de par un col long et antéro-postérieurement étroit et une diaphyse proximale large. Les fémurs des premiers Homo étaient dotés de têtes plus grosses et de cols plus larges, comparés à ceux des premiers hominidés. Les fémurs des humains modernes sont caractérisés par des cols courts et de fines diaphyses.

Le défi désormais est d’identifier ce qui a précipité l’évolution de cette adaptation ancienne et réussie qu’est la marche debout à notre forme établie de bipédie, explique le Dr Jungers.

mercredi 14 novembre 2007

Nietzsche

Que l'homme parvienne à être content de soi, quel que soit l'art ou la fiction dont il se serve à cette fin : c'est alors seulement qu'il prend une physionomie supportable ! Ceux qui sont mécontents d'eux-mêmes sont toujours prêts à s'en venger...

Le gai savoir, IV, § 290, p. 144.

mardi 13 novembre 2007

Nietzsche

C'est de l'aristocratie que de pratiquer la vertu sans se demander pourquoi.

La Volonté de Puissance, t. I, l. I, § 71, p. 55.

dimanche 11 novembre 2007

Une des plus anciennes cartes du ciel

Une tablette en ivoire vieille d'au moins 32 000 ans, découverte dans la région Alb-Danube (Allemagne), pourrait s'avérer contenir l'une des plus anciennes représentations d'étoiles. Il s'agit d'une petite plaque rectangulaire en ivoire de mammouth comprenant une figure anthropoïde et des encoches. Ces dernières sont au nombre de 86. Une partie d'entre elles est taillée sur la face où est sculptée la forme anthropoïde, plus précisément sur les côtés de celle-ci, et l'autre partie sur la face arrière. Les bras sont levés comme ceux d'une personne en position d'adoration. La jambe gauche est plus petite que la droite et la taille très étroite. Telles sont quelques-unes des indications fournies par Michael Rappenglück, qui a mené les recherches et qui est déjà renommé pour avoir mis à jour des représentations d'étoiles dans l'art préhistorique.

La forme anthropoïde correspond, selon lui, à un dessin de la constellation d'Orion. L'appendice présent entre les deux jambes représenterait une créature stellaire phallique, dans la droite ligne des conceptions anciennes d'après lesquelles Orion serait l'agent de la fertilité cosmique et de l'insémination céleste de la Terre. Cette interprétation permettrait d'expliquer la signification des 86 encoches. Ce nombre correspondrait non seulement au nombre de jours durant lesquels Betelgeuse, une des plus célèbres étoiles d'Orion, est visible, mais aussi au nombre de jours à soustraire d'une année pour atteindre la durée moyenne d'une grossesse. Les 86 encoches représenteraient par conséquent un calendrier de grossesse.

L'artisan de cette œuvre aurait appartenu aux Aurignaciens du Paléolithique supérieur, peuple dont le nom provient d'un abri sous roche se trouvant à Aurignac, dans les Pyrénées. Ce peuple est plus connu pour avoir supplanté les hommes de Néanderthal et donné les plus anciennes peintures rupestres de l'Europe de l'Ouest, auxquelles appartiennent celles de la célèbre grotte de Chauvet.

jeudi 25 octobre 2007

Les plus anciennes traces d’Homo sapiens

Une équipe internationale de chercheurs rapporte, dans la revue Nature, des traces de vie humaine dans une zone côtière d’Afrique du Sud, il y a 164.000 ans de cela. Les habitants des lieux se nourrissaient de produits de la mer, utilisaient des instruments munis de lames ainsi que des pigments rouges, probablement pour des actes et comportements symboliques. Ces traits de la vie humaine sont par conséquent beaucoup plus anciens que ce que l’archéologie avançait jusqu’à maintenant.

A cette époque reculée, en cette région, les humains ont élargi leur régime alimentaire en y incluant les crustacés et autres ressources marines, probablement en réponse à de dures conditions climatiques, note Curtis Marean, professeur à l’Arizona State University’s School of Human Evolution and Social Change. Ce comportement est le plus ancien jamais observé, ajoute-t-il. Outre cette évolution du régime alimentaire et l’utilisation de pigments pour des comportements symboliques, les chercheurs ont relevé l’existence de la technique complexe de la lame en pierre, auparavant datée de moins 70.000 ans.

Ces découvertes non seulement repoussent dans le temps les débuts des marques évolutives des humains modernes, mais montrent que les styles de vie centrés sur les habitats et ressources côtiers pourraient avoir été cruciaux dans l’évolution et la survie des humains.

Après des décennies de débats, les paléoanthropologues sont tombés d’accord sur le fait que les indications génétiques et fossiles suggèrent que les humains modernes – Homo sapiens – sont apparus en Afrique entre moins 100.000 et moins 200.000 ans. Mais en quelle région d’Afrique cette étape cruciale est-elle intervenue? Entre moins 125.000 et moins 195.000 ans, la Terre traversait une période glaciaire, et la majeure partie de l’Afrique était sèche, essentiellement désertique. En de nombreux endroits, s’alimenter était un exercice difficile. Les données paléoenvironnementales indiquent que seulement cinq régions dans toute l’Afrique se prêtaient à la survie, déclare Marean. A la recherche du «site parfait» à explorer, les chercheurs ont analysé, entre autres données, les courants océaniques, les données climatiques et les formations géologiques. Ils ont ainsi déterminé un lieu favorable à la présence d’une de ces populations-mères : le Cap, en Afrique du Sud, au Pinnacle Point.

D’une manière générale, les zones côtières n’étaient guère utiles aux premiers humains, ceux-ci ne sachant comment utiliser la mer en tant que source de nourriture. Pendant des millions d’années, nos plus anciens parents chasseurs-cueilleurs ne consommaient que des animaux et des plantes terrestres. Les crustacés ont été une des dernières additions au régime alimentaire avant l’introduction des plantes cultivées et des animaux domestiqués. Les plus anciens indices de l’utilisation humaine des ressources marines et des habitats côtiers remontaient jusqu’alors à moins 125.000 ans. Les dernières recherches montrent que celle-ci avait débuté au moins 40.000 ans plus tôt.

Les zones côtières procurent généralement de grandes routes de migration, indique Marean. Le fait de savoir comment exploiter la mer pour s’alimenter signifie que ces premiers humains modernes pouvaient désormais intégrer les zones côtières dans la gamme de leur lieu d’habitation et de production et se mouvoir sur de longues distances.

Cette découverte montre que l’Afrique, et particulièrement l’Afrique du Sud, a été précieuse en ce qui concerne le développement de la biologie et du comportement de l’homme moderne. Il y aurait eu à l’extrême sud de l’Afrique une petite population d’humains modernes qui, durant cette période glaciaire, se maintenait par le biais de la consommation des produits de la mer et l’utilisation de technologies avancées. Leurs actes et comportements symboliques auraient été importants en terme de relations sociales. Cette population a pu être la population-mère de tous les humains modernes, avance Marean.

jeudi 18 octobre 2007

San Antonio (pour J-P décono-Petto encore)

Plus j'y pense, plus je me dis qu'il n'y a aucune raison pour que le carré de l'hypoténuse soit égal à la somme des carrés des deux autres côtés.

Lucky Luke (pour J-P décono-Petto)












I'm a poor lonesome cowboy
I'm a long long way from home
And this poor lonesome cowboy
Has got a long long way to roam
Over mountains over prairies
From dawn till day is done
My horse and me keep riding
Into the setting sun


P.S. : "Swamiji, l'homme qui dit oui plus vite que ses émotions"
(Arnaud, de mémoire, dans A la recherche du Soi, je ne sais plus quel tome)

samedi 13 octobre 2007

Une dernière pour la route, Linda !


Une femme roule tous feux éteins sur la route. Tous les lampadaires sont éteins également. Un Noir traverse. Il porte des écouteurs sur les oreilles. Au lieu de le percuter de plein fouet, elle l'évite.

POURQUOI ???

lundi 1 octobre 2007

Nietzsche

L'homme a besoin de ce qu'il a de pire en lui s'il veut parvenir à ce qu'il a de meilleur ; c'est que le pire est le meilleur de sa force et la pierre la plus dure qui s'offre au bâtisseur suprême.

Ainsi parlait Zarathoustra, III, p.431.

mercredi 26 septembre 2007

Ludwig Wittgenstein

Pourquoi la philosophie est-elle aussi compliquée ? Elle devrait pourtant être tout à fait simple.

La philosophie défait dans notre pensée les nœuds que nous y avons introduits de façon insensée ; mais c'est pour cela qu'il lui faut accomplir des mouvements aussi compliqués que le sont ces nœuds. La complexité de la philosophie n'est pas celle de sa matière mais celle des nodosités de notre pensée.

Remarques philosophiques
, I,§2.

lundi 3 septembre 2007

Réponse à "Anonyme"

Le dernier post, la citation d'Osho, a fait réagir "anonyme" (pourquoi rester anonyme, au fait ?). Or la remarque qu'il ou elle a faite dans les commentaires m'a interpellé : en effet, les ayant choisis, je me sens en quelque sorte impliqué dans les textes que je partage ici. Pour moi, l'action juste dans cette situation est donc de tenter de rectifier les erreurs d'interprétations, ne serait-ce aussi que par respect pour les auteurs dont j'expose les paroles.

Tout d'abord, bienvenue à toi, et merci de nous avoir laissé une trace de ton point de vue. Merci, parce que le problème classique que tu soulèves met en évidence la difficulté d'une juste compréhension des enseignements spirituels.

Voici ton commentaire : Et quand je fais du mal à mon voisin, ce n'est pas moi, c'est le Tout !!!!...... quelle preuve de responsabilité !!!... si tout le monde devient des miroirs, nous nous éblouirons peut-être, mais nous ne vivrons plus beaucoup

Il y a deux "critiques" dans ton commentaire, si je l'ai bien compris : d'abord, l'idée selon laquelle Osho cautionnerait une forme radicale d'irresponsabilité ; ensuite, que ce qu'il propose va à l'encontre de la vie. Ce sont deux reproches récurrents, entièrement légitimes dans leur ordre, qui sont faits aux disciplines spirituelles, et il me semble donc important d'y répondre - à la mesure de mon expérience et de ma compréhension.

Tu abordes ce sujet d'une manière intellectuelle, voilà la première chose que j'ai ressentie en te lisant ; pourquoi ne pas essayer d'expérimenter, ne serait-ce que par simple curiosité, cette conscience dont Osho parle, pour tester ses affirmations, et voir si cette expérience que tu auras faite alors confirme ou non ton opinion initiale ?
Mais sur le plan intellectuel en lui-même, il est déjà possible de te répondre, car il y a là à mes yeux un malentendu.
Dans l'état de vigilance ou de conscience dont parle Osho, nous sommes pleinement présents, pleinement conscients de tout ce qui se passe, aussi bien en nous qu'autour de nous. Cet état, selon Osho, rend impossibles toutes sortes de choses - comme la colère ou la jalousie, par exemple. C'est-à-dire qu'en état de vigilance, on ne s'oublie pas ; et en même temps, l'égo s'efface, avec tout son cortège de revendications crispées, et les violences potentielles que sa folie peut engendrer pour les satisfaire. "Pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font", ou encore la formule socratique "Nul n'est méchant volontairement", sont des paroles qui selon moi montrent du doigt la même réalité, la même expérience, à savoir qu'en pleine conscience, il n'est besoin d'aucun contrôle de soi pour maitriser quoi que ce soit de négatif - tout simplement parce qu'en état de vigilance le négatif disparait : la pleine conscience et la méchanceté, la colère, la jalousie, etc.. ne peuvent coexister au même moment.
Outre le fait que, contrairement à ton interprétation, la pleine conscience de ce que nous sommes et de ce que nous faisons ici et maintenant renvoie logiquement à une responsabilité plus grande encore que lorsque nous agissons en étant "endormis", la question de la responsabilité est ici, sur un plan plus profond, complètement déplacée, parce qu'elle ne s'adresse pas à ce niveau de pleine conscience : à un tel niveau de conscience, je ne peux pas vouloir faire du mal à mon voisin.
Notre responsabilité se situe donc plutôt au niveau de notre détermination à être et à rester vigilant.

Quant à ce que tu dis concernant le fait qu'en étant des miroirs de l'Absolu, "nous ne vivrons plus beaucoup", ici encore il me semble que tu abordes les propos d'Osho sur le seul plan intellectuel : si bien que tu déduis des choses à partir de ses concepts, et non à partir de l'expérience dont parlent ces mots. A mon avis, la meilleure réponse que tu puisses trouver, à nouveau, est dans ta propre expérience. Mais sur le plan intellectuel, ici aussi il y a un malentendu : car ce qu'affirme Osho, si je l'ai bien compris, c'est qu'en étant transparents au Tout, certes "nous" ne serons plus les acteurs, puisque "l'acte vient du Tout", mais ce qui sera alors actualisé c'est précisément la Vie à travers nous. La vigilance élève notre qualité d'être. Si bien que la non-vigilance est rapidement vécue comme un appauvrissement de la vie en nous, une perte, un sommeil ou tout redevient fade et morne, pour ne pas dire sans vie. Devenir le miroir de l'Infini et de la Vie, c'est s'ouvrir à la Joie véritable, qui est comme la saveur subtile de l'Être, sa qualité intrinsèque.

Voilà. J'espère avoir démêlé cela un tout petit peu, au moins assez pour éveiller le doute en toi et te donner envie de tenter cette expérience. Je te le souhaite très sincèrement, car "à partir du moment où vous avez connu la vigilance, vous savez qu'il n'existe rien d'autre qui n'ait plus de valeur. Goûter à la pleine conscience, c'est goûter à la plus grande joie que la vie peut nous offrir" (Osho).

OM

jeudi 23 août 2007

Thèse

Pour répondre à Philippe et Acouphene : oui, je fais une thèse depuis 5 ans, et elle avance tranquillement. Cela fait des mois (si ce n'est des années) que j'en ai très marre, et c'est donc ma sadhana du moment. Je dispose à présent de 280 pages quasi définitives, et je fais de mon mieux pour la terminer avant Noël, mais en ce mois d'août c'est pas évident : d'abord, je dois faire des remplacements à l'hôtel, ce qui me vaut quatre nuits de 12 heures du jeudi au dimanche pendant 4 semaines ; ensuite, depuis bientôt trois semaines, j'enchaine les soucis de santé : notamment un petit problème à une dent de sagesse qui a nécessité la prise d'antibiotiques, auxquels j'ai fait une réaction allergique (sans parler des autres effets secondaires désagréables), qui me vaut une inflammation des reins, chose très douloureuse, qui traine depuis 10 jours...
Quant au sujet de la thèse, il concerne les conditions de possibilité d'une métaphysique qui ne soit pas un idéalisme, dans le contexte d'une étude sur les rapports entre la condition humaine et la transcendance. Je mène cette étude dans la perspective de l'Intégralisme, philosophie fondée par Jean Granier. Ce philosophe, d'abord nietzschéen, a élaboré une méthode à partir des apories laissées par Nietzsche, pour finalement s'ouvrir à la dimension d'une Transcendance radicale.

lundi 11 juin 2007

Bonne nouvelle

Exercice physique et rajeunissement musculaire

L’on sait que l’exercice physique permet d’être en meilleure forme et d’accomplir plus efficacement les tâches physiques. Des recherches montrent désormais qu’elle est aussi un facteur de rajeunissement du tissu musculaire chez les adultes en bonne santé. L’étude sur le sujet, co-dirigée par Simon Melov, du Buck Institute, et Mark Tarnopolsky, du McMaster University Medical Center (Hamilton, Ontario), s’est appuyée sur une analyse des profils d’expression des gènes dans des échantillons de tissus prélevés sur 25 hommes et femmes en bonne santé relativement âgés, soumis pendant six mois à deux séances hebdomadaires d’entraînement musculaire, comparée à une analyse similaire d’échantillons pris sur des hommes et des femmes en bonne santé plus jeunes.

Les profils d’expression des gènes requièrent la fonction mitochondriale spécifique à l’âge, la mitochondrie agissant comme la centrale de la cellule. De nombreuses études ont suggéré que le dysfonctionnement mitochondrial était impliqué dans la perte de masse musculaire et les troubles fonctionnels communément observés chez les adultes âgés. L’étude est la première à examiner le profil d’expression des gènes, ou l’empreinte moléculaire, de l’âge chez les humains bien portants.

Les recherches indiquent, chez les adultes plus âgés, une diminution de la fonction mitochondriale avec l’âge. Cependant, l’entraînement physique a provoqué un remarquable retour de l’empreinte génétique à des niveaux similaires à ceux des adultes plus jeunes. Les recherches ont aussi consisté en la mesure de la force musculaire. Avant l’entraînement musculaire, les adultes plus âgés étaient 59% plus faibles que les plus jeunes. Après l’entraînement, ils avaient connu une augmentation de leur force d’environ 50%.

Les chercheurs se sont dits surpris par les résultats. Ils s’attendaient à observer des expressions de gènes stables. Un tel renversement des niveaux d’empreintes génétiques donne crédit à la valeur de l’exercice non seulement en tant que moyen d’améliorer l’état de santé mais aussi de renverser le processus de vieillissement, ce qui constitue une incitation supplémentaire à s’adonner à l’exercice avec l’âge.

Les deux séances hebdomadaires d’entraînement musculaire étaient effectuées sur un équipement ordinaire de gymnase. Elles duraient une heure et consistaient en 30 contractions de chaque groupe musculaire, similaires aux sessions d’entraînement offertes dans la plupart des centres d’exercice physique.

Source : Centre International de Recherche Scientifique

lundi 4 juin 2007

Pour iPapy

à écouter en boucle :
http://www.benoitpoelvoorde.be/media/v8.wav

Réaction ?

Toutes ces photos effrayantes m'ont-elles donné envie de rendre la pareille à ces monstres marins ? Quoi qu'il en soit, ce soir je vais mordre dans du poisson ! Je me fais plaisir : sushis maison, cigare et tout le tralala !
Bonne soirée les amis...

dimanche 3 juin 2007

Pas si intox que ça

Je viens de m'apercevoir qu'à peu de choses près, la photo du post "info ou intox" suggère sans doute assez bien de ce qu'aurait pu donner une rencontre fortuite avec un Megalodon.
Pour conclure cette série "à thème", et comme tout est opportunité de pratique, je me rappelle ces mots de Swami Prajnanpad : "La peur est irrationnelle, et elle bloque l'action".