Arunachala, la montagne sacrée.

Arunachala, la montagne sacrée.

jeudi 20 décembre 2007

Accélération de l’évolution génétique chez les hommes modernes

Contredisant une théorie courante d’après laquelle l’évolution s’est ralentie voire même arrêtée chez les hommes modernes, une nouvelle étude, fondée sur les données de recherches internationales sur le génome, décrit les 40.000 dernières années comme une période surchargée au plan de l’évolution. Celle-ci se serait trouvée accélérée sous l’effet d’une croissance exponentielle de la population et des changements culturels.

Dans une étude publiée le 10 décembre dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), une équipe conduite par John Hawks, anthropologue à l’Université du Wisconsin-Madison, estime que la sélection positive durant les seules 5.000 dernières années est intervenue à un rythme d’environ 100 fois supérieur à n’importe quelle autre période de l’évolution humaine. Un nombre important d’ajustements génétiques est intervenu à l’occasion des changements dans l’alimentation du fait de l’avènement de l’agriculture et du développement de la résistance aux maladies épidémiques, qui devinrent des causes majeures de décès suite au fort accroissement des populations humaines.

En termes évolutionnaires, les cultures qui se développent lentement sont désavantagées. Mais c’est le développement massif des populations humaines qui a conduit, de loin, aux plus nombreuses mutations génétiques, déclare Hawks. Et chaque mutation avantageuse a une chance d’être sélectionnée et conservée, précise-t-il.

Il apparaît ainsi, à partir d’une période qui commença il y a 10.000 ans, que le fait d’appartenir à des groupes de plus en plus importants et d’être installé en des endroits fixes, entraîna, sous l’effet de maladies épidémiques telles que la malaria, la variole et le choléra, une modification de la structure des causes de mortalité. La malaria en est un exemple clair. Il y a désormais plus de deux douzaines d’adaptations génétiques liées à la résistance à cette maladie, incluant un groupe sanguin entièrement nouveau dénommé groupe Duffy.

La découverte pourrait amener à une très large révision de la conception de l’évolution humaine, indique Hawks, plus particulièrement sur la base selon laquelle le monde moderne a intensifié le besoin de changements génétiques physiques chez les humains afin d’améliorer la survie. Hawks ajoute : « Nous sommes plus différents génétiquement des individus qui vivaient il y a 5.000 ans de cela qu’ils ne l’étaient des hommes de Néanderthal. »

Au nombre des découvertes, les chercheurs notent des changements au niveau du squelette qui montrent clairement que les hommes sont plus petits, ainsi que leurs cerveaux et leurs dents. Le fait que la taille et la force ne soient pas des clés de la survie est généralement considéré comme un signe de sélection assouplie. D’autres voies évolutives sont ouvertes. Des changements génétiques sont désormais suscités par des changements majeurs dans la culture humaine. Un bon exemple en est la lactase, le gène qui aide à digérer le lait. Normalement, l’activité de ce gène décline et s’arrête aux environs de l’adolescence. Or les Européens du Nord ont développé une variation du gène qui leur permet de consommer du lait leur vie durant, soit une adaptation procédant directement de l’avancée de l’agriculture domestique et de l’utilisation du lait comme produit agricole.

Un gène, CCR5, a par ailleurs été découvert récemment. Apparu il y a 4.000 ans, il existe désormais dans 10% de la population européenne. La découverte est récente du fait qu’il rend résistant au virus du SIDA. Mais son apport originel pourrait avoir consisté à faire obstacle à la variole.

La sélection et l’évolution rendent plus difficile la tâche aux agents pathogènes, et protègent ainsi l’homme, conclut Hawks. L’augmentation de la population entraîne l’apparition beaucoup plus rapide de ces changements, confirmant ce que pensait Charles Darwin au sujet de la relation entre taille des populations et sélection naturelle.

La population humaine a crû de quelques millions d’individus il y a 10.000 ans de cela à 200 millions en l’an 0 et 600 millions aux environs des années 1700, à plus de 6,5 milliards aujourd’hui. Avant cela, la population est restée faible pendant très longtemps, d’où une sélection positive qui se réalisait à un rythme très ralenti.

Ce qui apparaît étonnant à propos des humains, et qui n’est pas vrai pour la plupart des autres espèces, est le fait que pendant une longue période, ils n’étaient qu’une petite espèce de primates dans un coin de l’Afrique, et leur échantillon génétique était sans rapport avec le potentiel existant d’aujourd’hui. Les changements récents sont particulièrement surprenants. Cinq mille ans est une très faible durée correspondant à 100 à 200 générations.

Source : © Centre International de Recherche Scientifique

mardi 18 décembre 2007

Proverbe créole

N'est beau regard sans âme claire.

dimanche 16 décembre 2007

L'origine des Védas

Je lis dans Civilisation englouties, de Graham Hancock, que les prêtres et les sages qui ont composé le Rigveda nous disent que le fleuve Sarasvatî coulait sans interruption des montagnes jusqu'à l'océan :

Ce fleuve Saraswatî avec son courant nourricier avance, notre fidèle défense... les flots s'écoulent, surpassant en majesté et en puissance tous les autres fleuves. D'un cours parfait, depuis les montagnes jusqu'à l'océan...

G. Hancock nous apprend alors que "les études par satellite indiquent que la dernière fois où le Sarasvatî a coulé dans un océan doit remonter à plus de 10 000 ans, soit pendant le dernier millénaire de la fonte post-glaciaire" (p.215)

John Coltrane

Olé

lundi 10 décembre 2007

Bhakti

Hello la Sangha !

Me voici donc de retour du stage avec Bhakti. Difficile d'en parler, si ce n'est pour vous dire qu'il y a d'ores et déjà le sentiment d'un "avant" et d'un "après". Expérience d'une Ouverture, d'une Communion, d'une Bienveillance, d'une Complicité, d'une Unité avec la Nature... celle qui se cache dans la lumière, celle dont on n'ose plus regarder, entendre, ni percevoir les messages pourtant si clairs et si simples, si généreux.
Elle nous parle. Elle veut nous aider. Ecoutons-là avec le coeur.
Bonne semaine à vous
Je vous embrasse

jeudi 6 décembre 2007

mercredi 28 novembre 2007

Shankara

Pour cette Conscience, il n'est ni lever, ni coucher ; jamais elle ne croît ; jamais non plus elle ne décroît ;
Elle brille toujours de son propre éclat, et, sans le secours d'une lumière étrangère, elle illumine tout ce qui est perçu en tant qu'objet.

Comment discriminer le Spectateur du spectacle ? § V.

lundi 26 novembre 2007

jeudi 22 novembre 2007

Bon séjour, coach

Très bientôt, notre coach part rejoindre Arnaud pour 15 jours.
Je serai avec toi en pensées et dans le coeur, coach.

C'est que je l'aime, mon coach.

mardi 20 novembre 2007

On ne se refuse vraiment rien ici

Pour fish-fish (c'est bien parce que c'est toi)Pour comprendre, il faut lire les commentaires du post précédent intitulé "Conte du Bouddha"

lundi 19 novembre 2007

The soirée de la mort

Ce soir, les ami(e)s, c'est le début de la relecture rapide de ma thèse avant de l'envoyer pour correction. Envoi prévu demain ou après-demain.
Pour m'aider :
Vous, évidemment, qui êtes présents dans mon coeur ;
Un bon gros cigare, qui sera présent dans mes poumons, mon estomac et mon sang (beurk, faudrait pas, c'est mal) ;
Un grand cappuccino ;
Un petit armagnac, pour trinquer à la Sangha.
Vos suggestions sont évidemment les bienvenues...

Swami Ramdas









Andrew Cohen

Le chemin de la pratique spirituelle et la recherche philosophique, pour peu qu’ils soient authentiques, sont le catalyseur d’une expérience humaine incroyable. Qu’est-ce que cette expérience ? C’est la joie enivrante et l’enthousiasme sans fin de vivre à la frontière même du connu. Lorsque l’on vit à cette frontière, on rencontre directement, de la source de la vie même, la gloire et la majesté de notre potentiel non manifesté devenant littéralement manifeste ici et maintenant dans ce monde.

Ramesh Balsekar

Entretien mené par Chris Parish


Imaginez que vous vous réveillez un jour dans un autre monde. Comme vous vous frottez les yeux pour vous habituer à la lumière très vive, vous voyez que ce monde n’est, à bien des égards, pas très différent du nôtre. Tout autour de vous il y a des créatures qui, à vos yeux, ont un aspect identique aux êtres humains avec qui vous avez l’habitude de partager ce monde. Vous les regardez poursuivre leurs activités quotidiennes, vivant leurs vies, conversant les uns avec les autres, faisant la multitude de choix et de décisions inhérentes à la vie. Cette image paraît rassurante, bien familière et tout à fait normale.
Mais bientôt vous découvrez que, dans ce monde-là, les choses ne sont pas forcément comme elles paraissent. Car ce ne sont pas des êtres humains. Non, ce sont des « organismes corps-esprit » qui n’ont pas, comme leurs homologues humains, la capacité de faire des choix ou de prendre des décisions. En fait ces organismes n’ont rien de semblable à ce que nous nommons libre-arbitre. Les scénarios de leurs vies entières ont été gravés dans la pierre longtemps avant leur naissance, ce qui ne leur laisse aucune autre possibilité que d’accomplir mécaniquement les actions résultant de leur programmation. On pourrait dire que ces créatures apparemment humaines ne sont pas trop différentes de machines. Alors qu’elles semblent se comporter comme tout individu libre pensant ordinaire, activement engagé dans la vie quotidienne, bizarrement une fois qu’on les interroge, elles soutiennent qu’elles n’agissent absolument pas. En fait, dans ce monde étrange, elles affirment qu’il n’y a pas « d’agissants ». En plus, personne dans ce monde n’est jamais responsable de quoi que ce soit. Même s’il semble qu’un de ces êtres fait du mal à un autre, il n’y a aucun sentiment de regret et aucun blâme n’est infligé. Si vous deviez interroger un de ces organismes corps-esprit sur cette question, la réponse serait qu’il n’y a personne, que rien ne s’est passé. L’éthique est un concept inconnu ici. Les lois de la nature ne semblent pas s’appliquer dans ce meilleur des mondes. Peut-être ont-elles été réécrites, car ces êtres semblent quand même observer quelques lois étranges. Vous vous demandez où vous pouvez bien être. Mais vous n’êtes pas sur Terre. Vous avez atterri sur la planète Advaita.

J’étais venu à Bombay pour interviewer Ramesh Balsekar, un des enseignants contemporains les plus connus du Védanta Advaita. Ramesh Balsekar vit au cœur de cette ville immense et chaotique, dans un quartier chic face à la mer, où, d’après mon chauffeur de taxi, vivent beaucoup de personnalités importantes. Le gardien de son immeuble déduit automatiquement qu’en tant qu’occidental je venais voir le maître, et me dirigea vers un étage élevé où Balsekar occupe un spacieux et confortable appartement. Impeccable, dans sa tenue indienne traditionnelle, Balsekar, hôte courtois, me salue chaleureusement. Son comportement est radieux et animé, et j’ai du mal à croire qu’il a quatre-vingts ans.
Ramesh Balsekar a un parcours inhabituel pour un gourou. Éduqué en occident, il eut une carrière professionnelle très réussie, prenant sa retraite de son poste de président de la Bank of India à l’âge de soixante ans. Même s’il affirme avoir toujours eu un penchant à croire au destin, ce n’est qu’après sa retraite qu’il commence sa quête spirituelle, ce qui l’amène rapidement à son gourou, le très renommé maître de l’Advaita Védanta, Sri Nisargadatta Maharaj. Nisargadatta était un maître fulgurant, connu en occident dans les années soixante-dix grâce à la publication de I Am That (Je suis cela), la version anglaise de ses dialogues, qui devînt un classique spirituel moderne. Moins d’un an après sa rencontre avec Nisargadatta, alors qu’il traduit pour son gourou, Balsekar parvient soudain, à ce qu’il appelle « l’ultime connaissance » - l’éveil-. D’après Balsekar, Nisargadatta lui donne l’autorisation d’enseigner juste avant de mourir et, depuis ce moment, Balsekar n’a de cesse de partager son message en tant que successeur du célèbre gourou. Balsekar a publié de nombreux livres de ses enseignements et a enseigné en Europe, aux Etats-unis et très fréquemment en Inde. Il tient satsang (audience avec un maître spirituel) dans son appartement tous les matins où un flux régulier, presque exclusivement, d’occidentaux, trouve son chemin jusqu’à Bombay pour le voir.
Au début nous voulions interviewer Balsekar non seulement parce qu’il est un enseignant populaire et influent de l’Advaita - avec des élèves qu’il a autorisés à enseigner à leur tour en toute autonomie ­ mais aussi parce qu’il est considéré par beaucoup comme le successeur d’un des maîtres de l’Advaita les plus reconnus des temps modernes. Cependant, nous avons vite réalisé en étudiant les écrits de Balsekar, qu’il enseigne une forme de l’Advaita assez inhabituelle et peut-être même excentrique qui, nous devons l’admettre, nous a conduit à des conclusions qui nous semblent douteuses et dérangeantes. Car, alors que le penchant déterministe de la pensée indienne a été longtemps critiqué, il apparaît que Balsekar a poussé ce fatalisme vers un extrême sans précédent. Le désir d’explorer ces zones troubles, comme notre intérêt général dans les enseignements de l’Advaita, m’ont finalement porté jusqu’à Bombay pour parler avec lui. Déjà anticipant une rencontre difficile lorsqu’on nous servit le café et que nous nous installions confortablement dans son salon, si je regarde en arrière maintenant, il devient absolument clair qu’en aucune façon, je n’aurais pu me préparer au dialogue qui allait suivre.
WIE:Vous êtes de plus en plus connu comme enseignant de l’Advaita Védanta, en Inde comme en occident. Pouvez- vous nous décrire ce que vous enseignez ?

RAMESH BALSEKAR: Je peux le dire en une phrase, vraiment. La seule phrase sur laquelle est fondé tout mon enseignement : « Que ta Volonté soit faite». Ou comme le disent les Musulmans, « Inch Allah » ­ « S’il plaît à Dieu ». Ou bien, en paroles du Bouddha : « Les événements arrivent, les actions sont faites, il n’y a pas d’agissant individuel/d’individu qui agit ». Voyez vous, le conflit de base dans la vie est : « Tout ce que je fais est bien, donc je veux ma récompense ; lui ou elle fait toujours quelque chose de mal et devrait être puni. » C’est de cela qu’il est question dans la vie, n’est-ce pas ?

WIE: C’est vrai que cela arrive certainement très souvent.

RB:Voilà la base de ce que j’ai observé. Tout le problème de ce que quelqu’un dit, « Moi, j’ai fait quelque chose et je mérite une récompense, ou lui, il a fait quelque chose et donc je veux le punir pour cela ».

WIE: Comment amenez vous les gens à cette idée :« il n’y a pas d’agissant individuel/d’individu qui agit »?

RB:C’est très simple. Analysez n’importe quelle action que vous considérez comme votre action, vous allez trouver que c’est la réaction du cerveau à un événement extérieur sur lequel vous n’avez aucun contrôle. Une pensée arrive - vous n’avez aucun contrôle sur quelle pensée va arriver. Une chose est vue ou entendue - vous n’avez aucun contrôle sur ce que vous allez voir ou entendre par la suite. Tous ces événements, sur lesquels vous n’avez aucun contrôle, arrivent. Et ensuite que se passe-t-il ? Le cerveau réagit à la pensée ou à la chose qui a été vue, entendue, goûtée, sentie ou touchée. La réaction du cerveau est ce que vous appelez « votre action ». Mais en fait, ce n’est simplement qu’un concept.

WIE: Alors quelle est la différence entre les pensées, sentiments et actions d¹une personne éveillée et celles d¹une personne non éveillée ?

RB:Il se passe la même chose. La seule différence est que dans le cas du sage, il comprend que les choses se passent ainsi. Et donc il sait que rien n’est fait par lui ­ simplement tout arrive. Le sage sait que «ce n’est pas moi qui agis». Mais une personne ordinaire va dire, « je fais ceci ou il ou elle fait cela. Donc je veux ma récompense et je veux qu’il ou elle soit puni ». La récompense ou la punition dépend de l’idée que moi, lui ou elle agissons.

WIE: D’après ma propre expérience, je peux comprendre que nous n’avons aucun contrôle sur quelle pensée où quelle émotion va surgir. Mais parfois une action s’ensuit et parfois non, et il me semble qu’il y a une très grande différence entre la simple émergence d’une pensée et une action qui affecte une autre personne.

RB:L’action est le résultat de la réaction du cerveau à la pensée. S’il arrive que la pensée a simplement été témoignée et le cerveau ne réagit pas à la pensée, alors il n’y a pas d’action.

WIE: Mais si, comme vous dites, il n’y a personne qui décide comment réagir, alors quelle est la cause qui fait que l’action se produit ou non ?

RB:Une action arrive si c’est la volonté de Dieu que cette action se passe. Si ce n’est pas la volonté de Dieu, l’action ne se fait pas.

WIE: Est ce que vous êtes en train de dire que chaque action qui se fait est la volonté de Dieu ?

RB:Oui ­ c’est la volonté de Dieu.

WIE: Agissant à travers une personne ?

RB:À travers une personne, oui.

WIE: Qu’elle soit éveillée ou non ? Autrement dit, à travers tous ?

RB:C’est juste. La seule différence, comme je le disais, c’est que l’homme ordinaire pense, « cette action est mienne », alors que le sage sait que l’action n’appartient à personne. Le sage sait que « les actes sont faits, les événements arrivent, mais il n’y a pas d’agissant individuel ». C’est l’unique différence pour ce qui me concerne. À la différence du sage, la personne ordinaire croit que les actes qui arrivent à travers cet organisme corps-esprit est le fait de l’individu, voilà la seule différence. Donc comme le sage sait qu’aucune action n’est de son fait, s’il arrive qu’une action blesse quelqu’un, il fera tout ce qu’il peut pour aider la personne blessée mais il n’y aura aucun sentiment de culpabilité.

WIE: Voulez-vous dire que si un individu agit de manière à finalement faire du mal à un autre, alors la personne qui a agi, ou comme vous dites cet « organisme corps-esprit» n’est pas responsable ?

RB:Ce que je suis en train de dire c’est que vous savez que « je » ne l’ai pas fait. Je ne dis pas que je ne suis pas désolé d’avoir fait du mal a quelqu’un. Le fait que quelqu’un a été blessé produira un sentiment de compassion et cette compassion me conduira à tout essayer pour soulager la douleur. Mais il n’y aura pas de sentiment de culpabilité : Ce n’est pas moi qui ai agi ! L’autre aspect de cela, c’est que lorsqu’il arrive une action que la société loue et pour laquelle elle me récompense, je ne dis pas que cela ne provoquera pas un sentiment de bonheur. C’est juste que la compassion émerge en conséquence d’une peine, de la même façon qu’une sensation de satisfaction ou de bonheur émerge en conséquence d’une récompense. Mais il n’y aura pas de fierté.

WIE: Mais voulez-vous dire que littéralement si je frappe quelqu’un, ce n’est pas moi qui agis ? Je veux juste clarifier ce point.

RB:La réalité de base, le concept de base reste inchangé : vous frappez quelqu’un. Après s’ajoute le concept que tout ce qui arrive est la volonté de Dieu, et en référence à chaque organisme corps-esprit la volonté de Dieu est le destin de chaque organisme corps-esprit.

WIE: Je pourrais donc dire, « C’était la volonté de Dieu que j’agisse ainsi; ce n’est pas ma faute. »

RB:Bien sûr. Une action se passe parce que tel est le destin de l’organisme corps-esprit qui agit, et parce que telle est la volonté de Dieu. Et les conséquences de cette action sont aussi le destin de l’organisme corps-esprit. Si une bonne action se produit, c’est le destin. Par exemple nous avions une Mère Teresa. L’organisme corps-esprit appelé « Mère Teresa » était programmé de telle façon qu’il ne faisait que de bonnes actions. Alors le déroulement de ces bonnes actions était le destin de l’organisme corps-esprit appelé Mère Teresa. Et les conséquences furent un Prix Nobel, des récompenses, des prix et des donations pour ses oeuvres. Tout cela était le destin de l’organisme corps-esprit appelé Mère Teresa. Et à l’opposé, il existera un organisme psychopathe, programmé par la même source de façon à ce qu’il n’en émerge que du mal ou de la perversion. L’accomplissement de ses actions perverses et mauvaises est le destin de l’organisme corps-esprit que la société appellera psychopathe. Mais le psychopathe n’a pas choisi d’être psychopathe. En fait il n’y a pas de psychopathe ; il n’y a qu’un organisme corps-esprit psychopathe dont le destin est de commettre des actes malsains et pervers. Et les conséquences de ces actes sont aussi le destin de cet organisme corps-esprit là.
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Pour ne pas trop surcharger la page, voici le lien pour lire l'intégralité de l'entretien : Qu'est-ce que l'éveil ?

Quelques visages...

vendredi 16 novembre 2007

Conte du Bouddha

Autrefois, un homme possédait un troupeau de deux cent cinquante boeufs. Il les menait chaque jour à la recherche d'eau et de pâturages. Un jour, un tigre dévora un de ses boeufs. Le propriétaire fit cette réflexion : "Puisque j'ai perdu ce boeuf, mon troupeau n'est plus complet ; à quoi me servent donc les autres ?" Il les mena sur le bord abrupt d'un ravin profond et les poussa dans le fond de l'abîme, en sorte qu'il les fit tous périr.
Il en est ainsi de ceux qui, après avoir commis une mauvaise action, abandonnent la pratique des bonnes actions.

Râmakrishna



Si les habitants d'une maison sont éveillés, les voleurs ne peuvent entrer. Si vous êtes toujours sur vos gardes, aucun mal ne peut pénétrer dans votre esprit pour lui dérober sa bonté.

L'enseignement de Râmakrishna,
§ 857, p. 282.

Perdue de vue

Suite à la disparition subite et prolongée de Martine B., l'ami fish-fish m'a demandé de lancer cet avis de recherche solennel.
Martine, si tu es là, manifeste-toi.
fish-fish est inquiet.
Tout le monde est inquiet.
Et tu sais ce que cela peut donner quand tout le monde est inquiet.
Et nous Le sommes. Vraiment, vraiment.

jeudi 15 novembre 2007

Guerre civile en Belgique

(envoyé par mon tonton et parrain Georges ! merci !)

mercredi 14 novembre 2007

Nietzsche

Que l'homme parvienne à être content de soi, quel que soit l'art ou la fiction dont il se serve à cette fin : c'est alors seulement qu'il prend une physionomie supportable ! Ceux qui sont mécontents d'eux-mêmes sont toujours prêts à s'en venger...

Le gai savoir, IV, § 290, p. 144.